FICHE ACTION
Objectif : Comment faire face à la raréfaction de la ressource en eau en présence de sécheresses répétées ?
En raison de la diminution de la quantité d’eau potable disponible, la pratique de l’urbanisme va être bouleversée.
L’urbanisation doit désormais prendre en considération la ressource disponible sur le long terme, l’impact du projet sur la ressource en phase de production et d’utilisation dès son départ pour décider de sa faisabilité.
En phase préopérationnelle :
- Etablir un diagnostic hydrique sur le long terme pour de déterminer la ressource disponible et éclairer les choix :
- Cartographier et protéger les captages, nappes, zones humides, têtes de bassin ;
- Caractériser la ressource et travailler avec les communes situées en amont du bassin versant ;
- Adapter les documents d'urbanisme à la ressource disponible (procédés de désimperméabilisation ; ex. coefficient de pleine terre, faciliter l'écoulement des eaux pluviales, limiter le développement des piscines individuelles).
- CAPACITE D'ACUEIL : Quelle population supplémentaire est-il possible d'accueillir ?
- Caractériser la ressource pour choisir le meilleur scénario (privilégier la sobriété foncière et la désimperméabilisation, prioriser le renouvellement urbain, extension possible ?).
- Etudier les possibilités en matière de renouvellement urbain (changement de destination, réhabilitation, mobiliser les gisements fonciers) / Extension de l'urbanisation possible ;
- Anticiper les conflits d'usage (tourisme vs agriculture, agriculture vs vie quotidienne, industrie vs vie quotidienne), développer l'irrigation raisonnée, adapter les modes de culture ;
- Innover (unités de désalinisation, capteurs connectés).
- Adapter les règlements et schémas pour permettre la réutilisation de l'eau pluviale :
- Séparer les réseaux d'assainissement et les réseaux d'eaux pluviales
- Développer les filières de réutilisation :
- Logements (collecte des eaux grises : wc, douche) ;
- Agriculture (irrigation).
- Limiter l'extension des réseaux, les rénover et séparer les réseaux d'eaux usées et d'eaux pluviales.
En phase opérationnelle :
- Adapter l'existant (gestion intégrée des eaux pluviales) :
- Désimperméabiliser et veiller à l'absorption (ville "éponge") = Densifier de manière raisonnée.
- Modifier les revêtements des sols, végétaliser avec des espèces résistantes à la sécheresse (espèces xérophytes).
- Faciliter l'infiltration de l'eau dans le sol pour éviter les inondations par débordement des cours d'eau et la saturation des réseaux :
- Aménager des espaces tampons à la parcelle permettant le ralentissement des eaux lors des fortes pluies et éviter la gestion tout tuyau (noues, chaussées et parkings perméables, toitures végétalisées, jardins de pluie, désimperméabilisation des cours d'école, stockage pour réutilisation).
En phase d'usage :
- Assurer un suivi et adapter si besoin (résilience des aménagements en période de fortes pluies / sécheresse, surcharge des réseaux, des bassins, adaptation de la flore aux périodes de sécheresse, quantité d'eau utilisée, alimentation des nappes).